Face à la menace d'un Grand Équipement de Spectacle de 10 000 places en bord de Loire,
des habitants d'Orléans et de Saint Pryvé se mobilisent pour préserver l'environnement.
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Annulation de la subvention de l'état

Le conseil d'administration du Centre national pour le développement du sport a annulé la subvention accordée à la ville, par 19 voix pour et une abstention. La décision a été motivée par des irrégularités relevées dans la procédure suivie préalablement au conseil d'administration du 20 avril dernier.
ref:
http://www.sports.gouv.fr/IMG/pdf/23072012-_CP_CR_du_Conseil_d_Administration_du_CNDS.pdf 

Communiqué de presse

Concernant le dossier « Aréna » :
n’ayant pas l’adhésion de la population et refusant une étude concertée sur l’agglomération, Serge Grouard veut « passer en force » juste avant les élections alors que le projet actuel est fortement contesté :
- Pour son coût exorbitant, entre 120 et 150 millions d’euros. Dans le coût avancé par la ville il n’est pas pris en compte la destruction du site Famar, l’aménagement de la nouvelle route entre le pont de l’Europe et le champ de Mars, l’encorbellement du pont Joffre… et le coût d’exploitation ensuite (dans le cadre du P.P.P.) de plus de trois millions d’euros par an sur 30 ans…
- Pour l’emplacement : la destruction de la Loire sauvage par l’afflux et le stationnement de 4 000 véhicules à proximité de la Loire (1 500 sur le site Famar, 2200 au bord de Loire et 300 sur le terrain de l’hippodrome – page 43 du dossier remis dans les Mairies d’Olivet, St Pryvé…-). L’afflux du public : 80 manifestations prévues par année… Les nuisances très importantes pour les riverains… La Réalisation d’immenses bâtiments qui créent une « rupture d’échelle » auprès de la Loire Sauvage…
- Pour la destruction de l’usine Famar, oeuvre remarquable de Jean Tschumi défendue par son fils Bernard Tschumi et de nombreuses personnalités : Jean Nouvel, Santiago Calatrava, Le directeur des Musées du Louvre, Le Directeur du Centre Pompidou etc… Un évènement est en préparation…
- Pour le déclassement du Zénith : « la ville est pleinement disposée à discuter sur le maintien ou non du Zénith actuel … » avec une hypothèse de suppression de tous les évènements à caractère culturel (page 119 du « programme fonctionnel et architectural » mis dans les mairies).
Sur le site Famar, en respectant l’oeuvre de Jean TSCHUMI, nous proposerons une valorisation du bord de Loire en retraçant son histoire fluviale, lieu-témoin de l’histoire de la Loire, de la recherche pharmaceutique, lieu de promenade, de détente et de loisirs, étape culturelle de la Loire à vélo…
Maurice Elain

délibération St Jean de la Ruelle


Le conseil municipal de Saint Jean de la Ruelle a délibéré en réponse de la demande d'avis du préfet.
--tout y est --

De profundis

La presse locale relait les lamentations municipales.
Quelle dramatique surprise, un si beau projet à destination des élites, et pourtant porté par la ferveur populaire, à qui étaient promis 40% des subventions nationales, se voit refusé son label.
On fait appel au ministre des sports, et même au président de la république, qui doit avoir d'autres soucis en ce moment.
Comme quoi l'autosuggestion finit toujours par se heurter à la réalité.

le site FAMAR bientôt classé ?

L'association de défense de l'île Arrault a demandé le classement du bâtiment.
Indépendamment, de grands architectes se mobilisent pour le préserver.

rentrée en fête

la pluie n'a pas gêné notre militante :

Lettre ouverte

à
Madame Chantal JOUANNO
Ministre des Sports
95 avenue de France
75650 PARIS cedex 13

Copie : Monsieur Serge Grouard
Maire d’Orléans

Objet : Projet « ARENA » à Orléans

Madame La Ministre
A l’occasion de votre venue à Orléans, nous souhaitons attirer votre attention sur les importantes réserves que suscite le projet de construction d’une « Aréna » à Orléans, au bord de Loire, sur un site inondable.

Toutes les « Aréna » existantes ou en projet sont situées en dehors du Centre Ville avec des espaces importants pour les accès et les parkings. Ce projet sur le site « Famar », proche de l’Ile Arrault et du centre ville, quartier enclavé, résidentiel, ne correspond à aucun des critères mentionnés dans le rapport COSTANTINI :

1°- l’accessibilité sera très difficile pour 10 000 personnes, les voies de circulation ne sont pas adaptées, les stations de tramway restent éloignées, pas d’accès à l’autoroute, pas de Gare SNCF. Créer une autre voie de circulation, au bord de Loire, défigurera les bords de Loire, zone Natura 2000. Ce sera un « aspirateur » à voitures ce qui va dénaturer cet endroit calme au bord de Loire

2°- L’aire de chalandise est réduite, la ville d’Orléans n’a que 110 000 habitants et l’agglomération 250 000. Sur les 90 enceintes de type Aréna réalisées, de 10 000 places et plus, 60% sont situées dans des aires urbaines de plus d’un million d’habitants.

3°- Ce projet n’est porté que par la Ville d’Orléans alors que c’est à l’échelon intercommunal, au niveau de l’Agglomération qu’il devrait être prévu.

4°- Cette construction ne respecte pas le contexte environnemental. Le projet d’Aréna à Orléans est prévu en bordure d’un site NATURA 2000.
L’afflux des publics (prévision de 100 manifestations par an de 5 000 à 10 000 personnes soit 2 à 3 fois par semaine) va perturber ce site qui est un lieu d’habitat pour 33 espèces d’oiseaux, lieu de vie du castor.

Le Val de Loire est classé Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

De plus, c’est une zone inondable avec le bétonnage du sous-sol, l’eau ne pourra pas s’évacuer. C’est une zone truffée de cavités karstiques. La Loire crée constamment des rivières souterraines, jusqu’au Loiret, qui creusent le calcaire en formant des cavités. En mai 2010, une maison s’est effondrée en quelques minutes dans une cavité de vingt mètres de profondeur dans cette zone.
Le comblement de ces cavités entraînera d’importants surcoûts. Les rivières souterraines creuseront de nouvelles cavités ce qui provoquera un danger d’effondrement important pour les habitations de proximité.

5°- « Ce type d’équipement ne doit pas aller à l’encontre de ses riverains » (page 54 du rapport). Contrairement aux affirmations de Monsieur le Maire d’Orléans, la population n’est pas favorable à un équipement aussi important. Notre association a recueilli 10 000 signatures de pétitions contre ce projet. Les nuisances seront importantes pour les riverains : un à deux spectacles par semaine, départs tardifs dans la nuit. Nous avons demandé au Maire d’Orléans d’organiser un référendum local. Il a refusé.

6°- Le coût estimé actuellement à plus de 120 millions d’euros correspond à une Aréna la plus chère de France, plus de 12 000 euros par siège. Du fait du choix de l’implantation il est prévu d’ajouter une voie de circulation supplémentaire, une passerelle pour les piétons. Peut-on raisonnablement justifier un tel coût du fait de la localisation.
De plus, la rentabilité d’un tel équipement n’est nullement assurée à Orléans, ville moyenne proche de Paris avec un Palais des sports, un Zénith, un Centre de Congrès, un parc des expositions. D. Costantini, dans une interview à Orléans disait il y a quelques mois : « Orléans, c’est une ville limite pour une Aréna, la ville n’a que 110 000 habitants, cela fait peur à ce niveau. »
On peut s’étonner que les Collectivités locales accordent des financements avant de vérifier que le bilan coûts/avantages justifie la construction d’un tel équipement (préconisation de la Cour des Comptes).

7°- De plus il faudra aménager 3 000 à 4 000 places de parking. C’est aller à l’encontre de la valorisation de ce site paysager, espace vert destiné à la promenade au bord de Loire. Il conviendrait plutôt de limiter la circulation et le bruit dans cette zone pour un urbanisme moderne et écologique.

8°- L’Aréna est contre le sport pour tous. Le Maire d’Orléans le dit constamment : « ce sera un sport d’élite, un sport spectacle ».
Les clubs locaux, les scolaires, les associations sportives n’auront pas leur place dans cet équipement. De plus, du fait du coût de fonctionnement les subventions vont être diminuées pour les clubs, les associations.
C’est une question qui devrait être débattue avec l’ensemble du mouvement sportif, les grands et les petits clubs. Dans une ville, tous les sports doivent être pris en compte, c’est un lieu d’éducation, de la construction du « vivre ensemble », ce qui est très important pour les jeunes et pour les adultes.
Lorsque tant de gymnases et de terrains de sports mériteraient d’être construits ou rénovés, comment peut-on imaginer, pour une ville comme Orléans, des dépenses de plus de 120 millions d’euros pour héberger 9 Basketteurs professionnels ?

L’organisation de grandes compétitions, Mondiales ou Européennes sont lointaines du fait des compétitions déjà réalisées et la concurrence des pays entre eux.

Nous souhaitons permettre l’accès de toutes et tous aux pratiques physiques et sportives. Le sport est un droit, il faut garantir l’accès de tous aux pratiques physiques et sportives et il ne faut pas laisser à l’abandon le sport amateur.

Pour toutes ces raisons, la construction d’une Aréna à Orléans est disproportionnée et sa localisation au bord de Loire est inadaptée, en bordure d’un site Natura 2000.
De plus, la jauge moyenne pour le basket de haut niveau se situe à 6 000 places. Ces salles coûtent de 16 à 20 millions d’euros, pas 120 millions ! Il faudrait plutôt, au niveau de l’agglomération Orléanaise une salle polyvalente avec des annexes ouvertes aux clubs, aux scolaires, aux associations sur un autre site. Il faudrait qu’un maximum d’orléanais puissent bénéficier d’une telle installation.
Privilégions la construction d’une grande salle multi-sports, construite par l’agglomération sur un autre site, non inondable, près de voies de circulation ouverte aux clubs et aux associations sportives et des salles dans les quartiers.
Gardons la Loire sauvage. Plusieurs grandes associations nationales nous soutiennent dans cette action : W.W.F., SOS Loire Vivante, la Fondation Nicolas Hulot…

Une ambition pour la Ville, peut-être, mais pas à n’importe quel prix. L’emploi peut être protégé avec des priorités plus adaptées au contexte sportif et économique actuel. Dans le contexte actuel, arrêtons l’endettement des collectivités locales.

Il y a de quoi s’indigner contre ce projet.

Restant à votre disposition pour tout complément d’information, veuillez agréer, Madame La Ministre, l’expression de notre haute considération.

Le Président



Maurice Elain